Ce qu’il faut retenir
- De nombreuses raisons peuvent pousser une personne à s’installer à l’étranger : une opportunité professionnelle, une histoire d’amour, la recherche d’une certaine qualité de vie, l’envie de passer sa retraite au soleil ou le désir d’aventure.
- Beaucoup d’expatriés partent à la recherche d’une « meilleure vie », mais chacun en a sa propre définition : des revenus plus élevés, davantage de liberté, un coût de la vie accessible ou simplement un climat plus agréable.
- L’essor du télétravail et du statut de digital nomad permet de vivre à l’international sans forcément devoir être muté à l’étranger ou trouver un emploi sur place.
- On ne le dit pas assez, mais la raison pour laquelle une personne reste à l’étranger peut être complètement différente de celle qui l’a poussée à partir. Les relations et les priorités évoluent avec le temps !
- Quelle que soit la motivation de départ, s’expatrier demande une bonne dose d’organisation. Visas, logement, finances, soins de santé… le mot d’ordre est l’anticipation.
Il existe plusieurs raisons de partir vivre à l’étranger
Il est rare de déménager à l’étranger pour une seule et unique raison. Demandez à dix expatriés ce qui les a conduits dans un autre pays et vous entendrez probablement dix histoires complètement différentes. Une offre d’emploi impossible à refuser. Une relation amoureuse. Un meilleur climat. Un coût de la vie plus bas. Un rêve d’enfance. Le sentiment que la vie était devenue trop routinière.
Parfois, le départ est minutieusement préparé. Parfois, tout commence par des vacances de deux semaines et se termine, quelques années plus tard, par une maison, des amis et une vie dans un pays qui n’était jamais censé devenir un lieu de résidence permanent.
Ce que toutes ces histoires ont en commun, c’est la décision de construire au moins une partie de sa vie ailleurs.
Alors concrètement, pourquoi franchir le cap ? On vous dit tout !
S’expatrier pour une vie meilleure, chacun à sa façon
« Chercher une vie meilleure » semble être une raison évidente de partir vivre à l’étranger.
La vraie question est de savoir ce que signifie réellement « meilleure ».
Pour certains, il s’agit de gagner davantage afin de pouvoir financer un certain train de vie. Pour d’autres, c’est au contraire de pouvoir vivre confortablement avec moins d’argent.
Une personne qui quitte Paris pour le sud de l’Espagne peut volontiers échanger un salaire plus élevé contre davantage de soleil, une ville plus calme et des dîners en terrasse au mois de novembre. Une famille qui quitte un pays où le loyer est très élevé peut chercher avant tout davantage d’espace pour ses enfants. Un retraité peut, quant à lui, rechercher des hivers doux et un rythme de vie plus tranquille.
La qualité de vie est une notion assez subjective.
Elle peut signifier davantage de sécurité, un meilleur accès aux soins, de meilleures possibilités d’éducation ou de carrière. Mais elle peut tout aussi bien signifier vivre près de la mer, avoir plus de temps pour sa famille et passer moins d’heures dans les transports.
C’est pourquoi des critères comme le salaire ne suffisent pas à expliquer à eux seuls les choix des expatriés. Beaucoup partent parce qu’ils ont une autre vision de la réussite et de la vie qu’ils veulent mener.
Certains expatriés partent par amour
Tous les expatriés ne choisissent pas un pays en particulier. Parfois, ils choisissent une personne. Deux situations reviennent souvent :
1. Partir rejoindre son partenaire
Les relations à distance peuvent parfois mener à une expatriation. Les voyages, les rencontres en ligne et un monde professionnel de plus en plus international rendent ces relations plus fréquentes.
À un moment donné, l’un des deux partenaires peut décider de déménager pour permettre à la relation de continuer. Il s’installe alors souvent dans le pays de l’autre, parfois sans connaître grand monde et sans avoir encore de travail sur place.
Une expérience d’expatriation assez particulière, puisqu’elle commence avant tout par une histoire personnelle.
2. S’expatrier avec un conjoint muté à l’étranger
La situation est différente, mais le principe reste similaire lorsqu’un partenaire accepte une mission à l’international et que le reste de la famille le suit. Sur le papier, la raison du départ est le travail de l’un. Dans les faits, c’est toute la famille qui s’expatrie.
Les enfants découvrent une nouvelle école, les partenaires doivent reconstruire leur vie sociale et parfois leur carrière, tandis que toute la famille découvre ensemble une nouvelle culture, un nouveau système de santé et bien souvent une nouvelle langue.
Dans les deux cas, un départ fait pour quelqu’un d’autre peut finalement devenir une vie qui nous ressemble pleinement. Mais trouver ses marques dans ce nouvel environnement demande du temps et une vraie volonté de faire fonctionner les choses.
D’autres partent pour leur carrière
Pour de nombreux expatriés, le départ est avant tout motivé par le travail. Travailler à l’étranger peut offrir de nouvelles opportunités et permettre d’évoluer professionnellement.
Certaines professions se prêtent particulièrement à la mobilité internationale : enseignants, ingénieurs, professionnels de santé, universitaires, spécialistes de la finance ou encore professionnels de l’hôtellerie-restauration.
L’aspect financier est aussi un aspect important. Certains postes à l’étranger proposent de meilleurs salaires, des aides au logement, une assurance santé privée, la prise en charge des frais de scolarité ou encore une fiscalité plus avantageuse.
Quelques années à l’étranger peuvent ainsi permettre de faire avancer plus rapidement ses projets financiers et d’acquérir une expérience difficile à trouver dans son pays d’origine.
L’expatriation professionnelle évolue
Pendant longtemps, le modèle classique était celui d’un salarié muté à l’étranger par son entreprise. Ce schéma existe toujours, mais il côtoie désormais les télétravailleurs, les freelances, les entrepreneurs et tous ceux qui choisissent de ne plus laisser leur travail décider de l’endroit où ils vivent.
Pour certains, la question n’est donc plus : « Où puis-je trouver un emploi ? », mais plutôt : « Où ai-je envie de vivre si je peux travailler depuis n’importe où ? ».
Partir à l’étranger sur un « coup de tête »
Et puis, il y a les expatriés qui n’ont pas forcément de raison particulière pour partir. Ils ont toujours eu envie de vivre à l’étranger, une occasion se présente et ils se disent simplement : « pourquoi pas ? »
Peut-être ont-ils étudié en Allemagne pendant un Erasmus et n’ont jamais vraiment oublié le pays. Peut-être sont-ils tombés amoureux de la Thaïlande lors de vacances. Ou peut-être répètent-ils depuis des années qu’ils aimeraient vivre près de la mer « un jour ».
Et puis, finalement, ce fameux jour arrive !
Le télétravail a aussi rendu ce type de projet plus facile à concrétiser. Certains resteront dans leur pays de destination quelques mois, d’autres seront encore là dix ans plus tard.
Car oui, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir un grand projet pour partir vivre à l’étranger. Parfois, la curiosité et l’envie de tenter quelque chose de nouveau suffisent.
S’installer après un voyage
On ne vous apprend rien en disant qu’il y a une grande différence entre voyager dans un pays et y vivre.
En voyage, on découvre les incontournables et les sites touristiques. En tant qu’expatrié, on finit plutôt par savoir quel supermarché reste ouvert tard le soir ou comment fonctionnent les factures d’électricité.
Pourtant, le voyage est souvent le point de départ. Quelques semaines en Asie, des vacances en Amérique du Sud ou un road trip à travers l’Europe peuvent créer un premier lien avec un pays dans lequel on se sent bien.
Petit à petit, on peut commencer à s’imaginer y vivre, et même à se sentir chez soi dans un endroit que l’on était venu simplement visiter.
Passer de voyageur à résident est ainsi l’un des chemins les plus inattendus, mais aussi les plus courants, vers l’expatriation.
Les familles partent pour leurs enfants
Les parents choisissent parfois de déménager à l’étranger pour offrir à leurs enfants une enfance différente.
Cela peut passer par une meilleure éducation, des écoles internationales, un environnement plus sûr, davantage d’activités en plein air ou encore la possibilité de grandir en parlant plusieurs langues.
Pour les familles multiculturelles, vivre à l’étranger est un cadre souvent normal. Quand l’un des parents est français, l’autre italien et que les enfants sont scolarisés dans une école anglophone au Canada, grandir entre plusieurs cultures, sans se rattacher à un seul pays d’origine, devient tout simplement naturel.
Bien sûr, ce choix vient aussi avec son lot de défis. Les grands-parents se retrouvent à des milliers de kilomètres, et les enfants doivent parfois laisser derrière eux leurs amis et leurs habitudes.
Comme pour toute installation dans un nouveau pays, il faut donc un peu de temps pour trouver ses marques et construire une nouvelle vie !
Certains s’expatrient parce qu’ils ne se sentent plus épanouis dans leur pays
Parfois, on part parce que l’on ne se sent plus vraiment à sa place. Le coût de la vie, le manque d’opportunités professionnelles, un contexte politique ou économique incertain, ou encore un changement personnel peuvent donner envie de changer de cadre.
Pour certains, c’est aussi une nouvelle étape : les enfants ont grandi, une relation amoureuse s’est terminée ou un changement professionnel pousse à se demander : « et si je recommençais tout ailleurs ? »
S’installer à l’étranger peut alors être l’occasion de retrouver un quotidien plus en accord avec ses envies.
La retraite, l’occasion de partir vivre à l’étranger
La retraite fait disparaître l’une des principales raisons qui nous attachent à un endroit : le travail. Il n’est donc pas surprenant que certains choisissent de devenir expatriés à ce moment-là, notamment pour profiter d’un climat plus agréable.
Le climat compte bien sûr, mais le coût de la vie, la communauté et le mode de vie sont tout aussi importants. Une retraite confortable dans un pays peut permettre de vivre plus facilement dans un autre. C’est notamment pour cette raison que l’Espagne, le Portugal et d’autres destinations attirent depuis des années des communautés internationales de retraités.
À noter : la question de la santé est évidemment incontournable pour les retraités. Profiter d’un nouveau cadre de vie est une chose et savoir comment accéder aux soins en cas de problème de santé en est une autre.
Un projet d’expatriation à la retraite demande donc de trouver le bon équilibre entre la qualité de vie et les besoins du quotidien.
On peut partir pour une raison et rester pour une autre
Bien souvent, les raisons qui nous poussent à rester n’ont plus grand-chose à voir avec celles qui nous ont fait partir.
On part à Dubaï pour un contrat de deux ans et on finit par y créer son entreprise. On suit son partenaire à l’étranger, la relation se termine, mais le pays est devenu notre chez-soi. On accepte un emploi temporaire et on finit par tomber sous le charme du pays.
Une famille peut prévoir de rester trois ans à l’étranger et finalement y rester plus de dix ans, tant elle se sent bien dans ce pays.
C’est une réalité que les statistiques sur les migrations internationales ont du mal à capter. Une fois installé dans un nouveau pays, notre quotidien évolue et peut complètement changer les raisons pour
S’installer à l’étranger, c’est aussi penser aux aspects pratiques
Aussi belle ou spontanée que soit la raison du départ, s’installer à l’étranger demande une bonne dose d’organisation.
Visa, logement, compte bancaire, démarches administratives, école pour les enfants, médecin, système de santé ou encore fiscalité : de nombreux aspects du quotidien doivent être anticipés avant de partir.
La question de la santé mérite notamment une attention particulière. Les dispositifs en place dans le pays d’origine ne suivent généralement pas lors d’un déménagement à l’étranger, à commencer par l’assurance santé.
Une assurance voyage peut suffire pour quelques semaines de vacances, mais une expatriation demande de mieux comprendre le système de santé du pays d’accueil et de choisir une couverture adaptée. Selon la situation, il peut s’agir d’une assurance locale ou d’une assurance santé internationale.
Cette dernière est conçue pour les personnes qui vivent ou travaillent à l’étranger et dont le quotidien peut les amener à changer de pays. Selon les contrats, elle peut notamment couvrir les soins hospitaliers et ambulatoires, la télémédecine ou encore certains services de santé mentale, avec une couverture qui peut s’étendre à plusieurs pays.
Global Health propose des solutions d’assurance santé internationale pour les expatriés, les familles et les salariés vivant à l’étranger.
Pour ceux qui prévoient de changer à nouveau de pays, une couverture internationale peut également faciliter la continuité des soins, sans avoir à trouver une nouvelle solution à chaque déménagement.
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Alors, pourquoi les expatriés partent-ils vivre à l’étranger ?
Pour l’argent. Pour le travail. Par amour. Pour le soleil. Pour leurs enfants. Pour l’aventure.
Parfois parce qu’ils courent vers une opportunité. Parfois parce qu’ils arrivent au terme de quelque chose. Et parfois, il n’y a pas de meilleure explication que : « j’avais envie de changement. »
C’est peut-être ce qui rend les communautés d’expatriés si diverses. Les personnes qui vivent dans la même rue à Budapest, Singapour, Lisbonne, Dubaï ou Mexico peuvent avoir emprunté des chemins complètement différents pour arriver jusque-là.
Elles partagent pourtant une expérience. À un moment donné, chacune d’entre elles a regardé la vie qu’elle connaissait et décidé d’essayer de la vivre ailleurs.
Pour certains, ce sera temporaire, et pour d’autres, cet « ailleurs » finira par devenir leur chez-soi !